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Pour l’avenir de la Bretagne

Pacte pour l'avenir de la BretagneLe Premier ministre a réuni le 16 octobre, à Matignon, les principaux ministres engagés dans l’action économique et sociale de l’État en faveur de la Bretagne, ainsi que le préfet de la région Bretagne. Il a également répondu aux parlementaires bretons qui l’ont interrogé cette semaine à l’Assemblée nationale.

La situation à laquelle sont aujourd’hui confrontés les salariés de Gad, après ceux de Doux, est insupportable. Le Premier ministre tient, avant toute chose, à exprimer sa solidarité envers les salariés et leurs familles, et les assure que l’Etat remplira son rôle, et mettra tout en œuvre, avec les collectivités locales et les partenaires sociaux, pour les accompagner et favoriser leur reconversion.

Le gouvernement prend l’engagement que chaque salarié sera accompagné personnellement. Les salariés se verront proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé avec 3 volets : un quasi-maintien du salaire net pendant 12 mois (97% en moyenne), un accompagnement renforcé et une formation.

Un Pacte d’avenir Bretagne sera mis en place avant la fin de l’année. Ce Pacte reposera sur trois piliers : les premières mesures d’urgence, le Plan Bretagne pour l’agro-alimentaire et le Contrat de Plan État-Région. Ce contrat de plan portera sur 5 axes essentiels : l’enseignement supérieur, la recherche, et l’innovation, les filières d’avenir et l’usine du futur, les infrastructures et usages du numérique, les mobilités multimodales, et la transition écologique et énergétique.

L’élaboration de ce Pacte fera l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et politiques.

De plus, une mission d’appui auprès du préfet de région sera mise en place dans les prochains jours. Elle sera composée de fonctionnaires de haut niveau spécialisés dans le développement agricole et agroalimentaire, dans le reclassement des salariés et la redynamisation des territoires et en matière d’accompagnement économique et financier des entreprises.

L’ensemble des actions entreprises pour la Bretagne seront suivies par un comité de pilotage placé sous l’autorité du Premier ministre et associant les ministères concernés et le préfet de région. L’ancien directeur général des services de la Région Bretagne Gilles Ricono rejoindra le cabinet du Premier ministre pour suivre les questions d’aménagement du territoire et en particulier le Pacte d’avenir pour la Bretagne.

Par ailleurs, le gouvernement augmente les moyens consacrés à la politique de prévention des difficultés des entreprises. L’équipe du commissaire au Redressement Productif sera renforcée à cet effet. Le gouvernement s’attachera à aider les entreprises en difficulté, notamment dans le secteur agroalimentaire, à redresser leur situation. Dans ce secteur, 15 millions d’euros sont mobilisés pour les entreprises fragilisées pour des mesures d’urgence et pour les aider à financer leurs investissements.

Pour les éleveurs et les entreprises agro-alimentaires, le Premier ministre a déjà annoncé l’élaboration d’un Plan Bretagne pour l’agro-alimentaire, qui s’appuiera sur des mesures pour les filières porcine et avicole, sur le développement de la méthanisation et sur la déclinaison régionale du contrat stratégique de filière signé le 19 juin dernier, ainsi que sur une simplification réglementaire des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE porcines) et des programmes d’action contre la pollution par les nitrates. Les partenaires de l’export réunis au sein de Bpifrance export élaboreront des plans de développement à l’exportation personnalisés. L’objectif est de donner les moyens à l’ensemble des entreprises agricoles et des industries agroalimentaires de se moderniser et de retrouver de la compétitivité, tant sur le plan économique qu’environnemental, pour recréer de la valeur ajoutée et des emplois.

Le gouvernement entend en outre accroître l’effort financier entrepris depuis plus d’un an pour développer de nouveaux projets ou de nouvelles filières d’activité en Bretagne. C’est par exemple le cas dans les énergies marines ou dans le développement des usages du numérique et le très haut débit que soutient le programme d’investissements d’avenir.

Le Premier ministre et les ministres ont également examiné les problèmes soulevés par la prochaine mise en œuvre de l’écotaxe en Bretagne. Les députés socialistes bretons se sont mobilisés pour que  le caractère périphérique spécifique de la région Bretagne soit pris en compte. L’État a accordé une diminution de 50 % du montant de l’écotaxe et a exclu du réseau taxé la RN 164, axe vital de la région pour le secteur agroalimentaire, ainsi que l’intégralité du réseau local. Les véhicules affectés à la collecte de lait et les véhicules agricoles sont exonérés de l’écotaxe poids lourds.

Conscient des inquiétudes exprimées, le Gouvernement examinera tous les impacts de la mise en œuvre de l’écotaxe sur la situation des entreprises et l’activité économique. Dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région 2014-2020, l’État s’engage à investir 100 M€ pour faire progresser la mise à 2X2 voies de la RN164.

La Bretagne traverse un moment difficile mais elle a toute la force pour relever les défis qui sont devant elle et devant nous. Pour la défendre, Michel Lesage et les parlementaires bretons se réuniront de nouveau avec le Premier Ministre la semaine prochaine.

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