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«  Je marche, tu marches, nous marchons contre les violences faites aux femmes »

Nous étions  à la Briquèterie dimanche, en début d’après midi, nous étions nombreux, où nombreuses à soutenir par notre dynamique,  le 4e plan interministériel  contre les violences faites aux femmes.

Dans les Côtes d’Armor,  en 2012, une femme est décédée sous les coups de son compagnon, plus d’un millier de femmes ont été accueillies par les associations qui accompagnent les victimes de violences (mais un quart seulement de ces femmes ont signalé les violences subies à la police).photo

En France, une femme décède tous les 2 jours et demi, victime de son compagnon ou ex-compagnon, et un viol se produit toutes les sept minutes.

En Inde, 90% des nourrissons abandonnés dans la rue (vivants ou morts, parfois délibérément tués) sont des petites filles, car la naissance d’une fille est perçue comme une calamité et l’entourage familial peut encourager la mère à tuer la nouvelle née !

Pour ces 3 raisons, et il y en a d’autres ! nous soutenons ce plan qui s’articule autours de 3 axes :

1. Organiser l’action publique autour d’un principe d’action partagé : aucune violence déclarée ne doit demeurer sans réponse

Parler après avoir été victime de violence, surtout d’un proche, est excessivement difficile. C’est pourquoi aucune parole ne devra être laissée sans réponse pénale et sociale.

1650 places d’hébergement d’urgence réservées aux femmes, seront créées d’ici à 2017.

Le nombre des intervenants sociaux en commissariats et en brigades de gendarmerie sera doublé, et une formation spécifique des professionnels potentiellement concernés  créée.

L’accès au logement social, le calcul des droits au RSA ; et la désolidarisation  précoce et effective des comptes et des dettes devront être étudiés rapidement.

Pour les femmes étrangères, victime de violence et de la traite (filière de prostitution ou esclavage domestique) les titres de séjour seront exonérés de taxes.

2. Protéger les victimes

La parole se libérera d’autant mieux que les victimes se sentiront efficacement protégées.

Le téléphone portable d’alerte pour les femmes en très grand danger sera généralisé.

Juridiquement l’ordonnance de protection sera renforcée – dans le même temps sera poursuivi le déploiement des référents pour les femmes victimes de violence au sein du couple, et la consolidation de l’accueil de jour.

Des stages, des rencontres seront mis en place par les professionnels locaux en coordination avec les services de l’état pour enrayer la récidive, et favoriser la prévention.

3. Mobiliser l’ensemble de la société

Les mouvements féministes ont fait énormément avancer les regards et les comportements (dans notre société), mais ce n’est pas  terminé, l’ensemble de la société doit être mobilisée.

L’Observatoire national des violences faites aux femmes sera le garant de notre vigilance.

Le respect des droits des femmes dans les champs des médias et d’internet sera assuré.

Les comportements  et les violences sexistes en milieu scolaire, universitaire, dans le sport, au travail devront faire l’objet d’une prévention soutenue.

Les citoyens, citoyennes doivent être sensibilisés, informés  sur les constats, les avancées, les réflexions dans notre pays. La mobilisation internationale est une nécessité à développer.

Les violences faites aux femmes ne sont pas un épiphénomène de notre système  sociétal, elles en font encore partie, nos « habitus » ont la vie dure ! L’égalité entre  les femmes et les hommes est une dynamique du présent et de l’avenir !

Michel Lesage et Monique Lucas

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