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La loi d’orientation et de programmation pour l’adaptation de la société au vieillissement

Nous avons tous à faire une « révolution de l’âge »  parce que la projection du vieillissement garde une connotation négative : «  le naufrage de la vieillesse », « vieillir, oh ! vieillir »… Et que le « jeunisme » influence  peu ou prou toutes les strates sociales. En 100 ans, l’espérance  moyenne de vie est passée de 47 ans (en 1900) à plus de 80 ans (en 2012), et l’INSEE projette un allongement continu de l’espérance de vie jusqu’en 2060 : 86 ans pour les hommes, 91 ans pour les femmes,  c’est extraordinaire ! C’est notre grande victoire à tous. Cette mutation démographique totalement inédite dans l’histoire humaine, nous devons non seulement l’accompagner mais nous avons aussi à anticiper ses effets.

Le projet de loi de programmation relatif à l’adaptation de la société au vieillissement se veut porteur d’un projet global pour l’avenir, avec des actions de court et de moyen termes. Il s’adresse aussi bien au retraité actif, qui souhaite continuer à s’investir dans la vie de la cité, qu’à la personne âgée qui commence à ressentir une fragilité et à une personne en perte d’autonomie qui doit pouvoir bénéficier de la solidarité nationale.

Le financement de la loi reposera exclusivement sur les 645 millions d’euros de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) créée en 2013.

La mise en œuvre de cette loi sera organisée autour de deux étapes principales.

1) Les mesures concernant le maintien à domicile et la réforme de l’APA à domicile.
les plafonds d’aide seront revalorisés de 100 € en GIR4, et progressivement jusqu’à 400 € en GIR1  (GIR : classification du niveau de dépendance, GIR1 correspondant à la dépendance maximum).
Une APA plus accessible grâce à la diminution du reste à charge pour les familles.
Une aide plus qualifiée, grâce à l’amélioration des conditions de travail des aides à domicile.

Et aussi :
simplifier les démarches des aînés et de leur famille en regroupant les informations sur les établissements et les services utiles et en normalisant la définition des prestations.
reconnaître le rôle des aidants en créant une aide au « répit » : une aide financière sera allouée à la personne proche pour qu’elle puisse prendre  quelques jours de repos en garantissant que le relais sera pris auprès de l’aidé.
s’ouvrir de façon plus massive aux aides techniques
encourager le développement de l’aménagement des domiciles, ainsi que la possibilité de recourir à la téléassistance et à la domotique, l’envisager comme un réel objectif industriel.
développer des politiques de l’habitat prenant en compte l’avancée en âge.

2) L’accompagnement et la prise en charge en établissement.
La loi intégrera des mesures permettant de réduire le reste à charge des résidents en EHPAD. Un groupe de travail composé de représentants des départements et de la fédération de responsables d’établissements sera mis en place courant 2014.

Dans ce projet global, le Gouvernement sera aussi attentif :
- à promouvoir une « silver mobilité » pour les âgés dans les politiques locales de transport,
- à créer un volontariat civique senior qui valorise l’engagement républicain bénévole.
- à développer la cohabitation transgénérationnelle
- à affirmer les droits et libertés des aînés.

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