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« Le mouvement vers l’accessibilité universelle est irréversible. »

C’est par respect pour cette déclaration que le Gouvernement a décidé de rallonger les délais de la loi de 2005 qui donnait dix ans aux établissements accueillant du public pour se mettre aux normes.
Nous n’y sommes pas, nous aurions pu continuer à faire semblant, mais l’inaction du précédant gouvernement nous menait droit dans le mur et compromettait la loi.

Au contraire, le gouvernement a fait le choix courageux de la lucidité et de l’action.

2014 ne sera pas une année « blanche ».

La loi reste d’actualité, et s’y rajoute un certain nombre de dispositifs :

- la mise en place des agendas d’accessibilité programmé (Ad’ AP). Ils permettront aux acteurs qui ne sont pas en conformité avec les règles d’accessibilité posées par la loi de 2005 de s’engager sur un calendrier précis. Les échéances sont posées en fonction de l’importance des travaux à effectuer, et des investissements qu’ils supposent.
- l’évolution de l’environnement normatif pour simplifier la réglementation. Les solutions techniques alternatives aux normes réglementaires seront autorisées, il s’agit en fait de ne pas s’arc-bouter sur des mises aux normes impossible à tenir. Ces solutions seront mise en place à la condition express que les services rendus soient équivalents.
- mieux prendre en compte toutes les formes de handicap. La formation des personnels chargés de l’accueil d’usagers handicapés, quelque soit le type de handicap, sera généralisée.
- pour les non et malvoyants, la sécurité des déplacements sera renforcée grâce aux bandes d’éveil de vigilance (bandes « podotactiles »). Le dispositif des chiens de guides et d’assistance sera élargi.
- pour les sourds et malentendants, l’installation de boucles d’induction magnétique (dispositif technique améliorant la perception du son) dans les nouveaux établissements recevant du public de 1ère et 2e catégorie. Le sous-titrage sera développé (notamment pour les téléviseurs dans les lieux publics et les hôtels).
- dans les différents ministères, une sensibilisation de la promotion du « français facile à lire et à comprendre » a vu le jour, de façon à ce que des discours ou des documents soient accessibles aux personnes handicapées mentales.

La liste des actions engagées n’est pas close, le mouvement est remis en route, concrètement, il ne s’arrêtera plus.

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