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L’intermittence : colonne vertébrale de la richesse artistique et de la diversité culturelle en France

Plus nous vivons une montée des populismes – les derniers résultats des élections sont hélas révélateurs –, plus nous devons être volontaristes pour défendre l’art et la culture, pour permettre à toutes et tous d’y avoir accès et pour continuer le travail de démocratisation culturelle initié depuis 1981.

Ce travail a porté ses fruits dans nos territoires, avec la création de nombreux lieux culturels et a permis le développement de l’activité d’un grand nombre d’acteurs, d’entreprises culturelles, de troupes de théâtre, de musiciens ou d’auteurs.

Les premiers acteurs de cette vitalité sont les intermittents. C’est pourquoi la défense de la singularité de leur statut est nécessaire.

L’accord UNEDIC, conclu le 21 mars, est critiqué par de nombreux professionnels. ce nouvel accord met en place un différé d’indemnité qui entraînerait pour les intermittents des semaines voire des mois sans aucune ressource. De plus, l’accord écrit aujourd’hui rend les calculs des droits tellement compliqués, qu’il est impossible pour les intermittents de se projeter dans un avenir, même proche.

Selon les organisations syndicales, aucune des dispositions prises en 2003, pourtant violemment critiquées et responsable de la sortie du statut de plusieurs milliers d’intermittents, n’a été modifiée. Et surtout cet accord ne prend pas en compte les recommandations qui ont été formulées par le comité de suivi de la réforme de l’intermittence, ni celles des missions d’information de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Ces propositions paraissent pourtant justes, elles portent des valeurs mutualistes, elles défendent un modèle de société solidaire et ne négligent pas, par ailleurs les nécessités économiques qui pèsent sur cette réforme.

La richesse immatérielle qui nous nourrit fait partie de notre patrimoine commun, prenons soin de celles et ceux qui la font vivre.

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