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Cette semaine à l’Assemblée nationale…

Mardi 21 octobre 2014, nous recevions en Commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire Monsieur Christophe Aubel, directeur de l’association Humanité et biodiversité. J’en ai donc profité pour l’interroger sur les questions de gouvernance en matière de biodiversité.



En 40 ans, la Terre a perdu la moitié de ses espèces sauvages. Il est donc urgent d’analyser les causes de cette perte pour remédier à une catastrophe environnementale silencieuse mais dont les conséquences pourraient faire bien plus de bruit. Car comme le dit Hubert Reeves, président d’Humanité et biodiversité, « la biodiversité nous concerne au premier chef, car la biodiversité c’est nous, nous et tout ce qui vit sur Terre ». On ne peut donc pas poursuivre sur ce rythme effréné de destruction des espèces, qui constituent notre patrimoine environnemental, notre bien-commun universel. Comme le rappelait le journal Le Monde sur son site Internet, citant un rapport du WWF, « Les principales menaces pesant sur les espèces sauvages sont la disparition et de la dégradation de leurs habitats (du fait de la déforestation, de l’urbanisation ou encore de l’agriculture), la chasse et la pêche (intentionnelle, à des fins alimentaires ou sportives, ou accidentelle comme les prises accessoires), la pollution et le changement climatique, dont les effets devraient être de plus en plus forts. » A l’aune de ce constat, on ne peut qu’encourager la transition énergétique, promouvoir l’économie circulaire et la relocalisation de l’économie.

Autre moment fort de cette semaine parlementaire, nous avons voté la première partie du projet de loi de finances pour 2015, dans lequel a été instauré la fameuse modulation des allocations familiales selon les revenus des ménages. Cette mesure ne remet en cause ni l’universalité de la politique familiale ni les fondements de la Sécurité sociale. Cette-dernière, comme l’a dit Marisol Touraine dans l’hémicycle, « établit évidemment une différence très forte entre la politique de santé, qui est une politique d’assurance et la politique familiale, qui est une politique d’accompagnement. Il est donc vain d’imaginer que, demain, viendrait la modulation des remboursements en matière de santé, en fonction des revenus. Cela n’a strictement rien à voir. » Cette réforme, il faut le souligner à nouveau, est donc une réforme de justice, qui demandera un effort à seulement 11 % des familles, les plus aisées. Les classes moyennes ne sont pas concernées. Il ne s’agit pas de stigmatiser qui que ce soit : la France compte également sur toutes les familles, mais être efficace et juste, c’est adopter un dispositif simple, lisible et compréhensible par tous. Les familles qui, avec deux enfants, ont un revenu inférieur à 6 000 euros par mois continueront de toucher le même montant d’allocations. Au-delà de 6 000 euros de revenu, les allocations familiales seront réduites de moitié. Et diviser par quatre pour un ménage touchant plus de 8 000 euros par mois.

Michel Lesage, le 24 octobre 2014

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