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Mes interventions auprès du Gouvernement

Ce mois-ci, je suis intervenu auprès du Gouvernement à propos de plusieurs sujets : démographie des médecins ophtalmologistes, concernant l’avenir des radios associatives ainsi que celui des détaillants de carburants. Je vous invite à prendre connaissance des demandes que j’ai formulées.


« M. Michel Lesage interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la démographie médicale des ophtalmologistes. Le Pays de Saint-Brieuc, et le département des Côtes d’Armor, connaissent actuellement un manque criant de médecins ophtalmologistes. Pour les patients, il faut parfois compter jusqu’à 1 an et demi avant d’obtenir un rendez-vous. Alors que le département compte aujourd’hui plus de 600 000 habitants, on ne recense que 39 médecins ophtalmologistes sur l’ensemble du territoire costarmoricain, soit 1 pour 15 000 habitants. Sachant que 240 médecins ophtalmologistes partent en retraite chaque année, et que dans le même temps les autorités sanitaires, par numerus clausus, limitent à 120 le nombre de diplômés en ophtalmologie autorisés à devenir praticien chaque année, on peut craindre que la situation n’aille qu’en s’aggravant. Au regard de ces éléments, il demande à Madame la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, ce qui justifie le maintien d’un tel numerus clausus pour les étudiants en ophtalmologie et quelles dispositions elle compte prendre pour assurer un égal accès de la population aux médecins ophtalmologistes sur le territoire national. »


« M. Michel Lesage attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget, sur les inquiétudes grandissantes des radios associatives quant à un éventuel gel budgétaire du Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique Locale (FSER). Légalisés par la loi du 29 juillet 1982 relative à la communication audiovisuelle, ces médias sont en effet des acteurs importants de la démocratie locale, remplissant une mission de communication sociale de proximité, favorisant la participation des citoyens à la vie publique et permettant la liberté d’expression des acteurs de nos territoires. Afin que ces radios disposent des ressources nécessaires à leur fonctionnement, l’État a mis en place un Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique locale (FSER), chargé de la gestion des aides publiques prévues par le décret n° 2006-1067 du 25 août 2006, pris pour l’application de l’article 80 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. Or ce fonds est gelé depuis 2010 alors que le nombre de radios éligibles ne cesse de croître, réduisant de facto les dotations des radios bénéficiaires. Aussi, un éventuel gel budgétaire des crédits du FSER 2014 à hauteur de 7 %, représentant une somme d’un peu plus de 2 millions d’euros, pourrait mettre en péril nombre de ces radios. Ainsi, Michel Lesage voudrait savoir quelle réponse le gouvernement compte apporter aux radios associatives locales et si l’ouverture d’une négociation triennale relative au budget du FSER peut être envisagée. »


« M. Michel Lesage interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur la situation alarmante des détaillants de carburants. Le Gouvernement envisage de supprimer les subventions au Comité professionnel de la distribution de carburants (CPDC) dans le cadre du projet de loi de finances pour 2015. Le CPDC avait pour mission, depuis 1991, de soutenir les stations-services financièrement, notamment dans leurs travaux de mise aux normes. La baisse continue de ces subventions, couplée à la concurrence de la grande distribution, a conduit à une désertification de nos régions, supprimant près de 100 000 emplois depuis 1991 : il reste aujourd’hui 6 000 stations-service de proximité, contre 22 000 en 1991. Avec la fin du CPDC, ce sont 30 000 postes non délocalisables dans les régions qui sont directement menacés. Les détaillants ont obtenu, notamment grâce à la mobilisation de la représentation nationale, un délai de 3 ans pour la mise aux normes, afin de pallier les retards de paiement d’un Comité déjà mis à mal par les baisses de subventions. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir le traitement équitable des 2 200 dossiers en souffrance actuellement au CPDC et quelles solutions le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir sur le long terme un maillage territorial des détaillants de proximité, tout en les réengageant sur une dynamique d’investissements, notamment par l’équipement de pays en bornes de recharges électriques. »

Retrouvez toutes mes interventions ici.

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