formats

Contribution de M. Lesage au registre d’enquête publique sur le parc éolien

Dans l’intérêt de chacune et chacun d’entre nous, les années à venir devront être le temps de la transformation énergétique, avec une attention soutenue aux énergies renouvelables. En tant que député de la circonscription, je suis depuis le début tout particulièrement attentif à la réalisation de ce projet, qui sera le le premier parc éolien de cette importance à l’échelle nationale. Nous parlons ici en effet d’un projet de production électrique équivalent à celle d’une demi centrale nucléaire et qui correspond à la consommation énergétique de 800.000 personnes. Le tout sans les désagréments liés au traitement de l’uranium et aux risques sanitaires de l’usage de celui-ci. Il s’agit en outre d’une production locale d’électricité nécessaire à la Bretagne pour gagner en autonomie énergétique.

Une chance pour notre territoire
La réalisation d’un tel projet est une chance. Certains le considèrent comme une menace tant sur le plan touristique que sur le plan économique, notamment pour la pêche. Qu’en est-il vraiment ? J’ai regardé avec la plus grande attention les analyses réalisées sur le plus grand parc éolien d’Europe, situé en Mer du Nord (3.000 MW) :
- le trafic maritime n’y a pas subi de ralentissement significatif malgré l’intensité connue des mouvements
- des études ont été faites sur l’impact de ce type d’éoliennes. On a pu observer des perturbations dans les différentes populations maritimes (poissons, mammifères, planctons) pendant l’implantation du parc. Mais une fois l’opération d’installation terminée ces mêmes populations sont revenues sur zone rapidement.
- on a même observé en Mer du Nord un « effet récif », positif sur la diversité des communautés de poissons et la biodiversité sous-marine.

Des effets sur l’économie et l’emploi
Si les retombées pour la faune et la flore maritimes semblent plutôt positives, il en va de même pour l’activité économique de notre territoire. On peut en effet affirmer sans risque que les postes de maintenance et de surveillance seront des emplois locaux, non délocalisables. C’est donc entre 120 et 180 emplois qui devraient voir le jour après l’installation du parc. Et, si nous savons faire preuve d’audace, d’autres emplois peuvent être créés et de nouvelles activités s’enraciner sur notre territoire. Au Royaume-Uni et au Danemark, après quelques années d’utilisation de l’éolien marin, il s’est avéré indispensable de construire des navires susceptibles de convoyer les matériaux nécessaires. Ces effets bénéfiques sont aussi à chercher du côté de la recherche et de la formation professionnelle : j’appelle ainsi de mes vœux à la structuration d’un pôle de recherche autour des questions énergétiques et de celles de l’économie de la mer et pour cela la Bretagne est bien placée.

Le futur nous appartient
L’implantation d’une telle infrastructure répond à une demande grandissante des besoins en électricité. A plus ou moins court terme, ne peut-on pas espérer les fermetures des centrales de Cordemais (fioul et charbon) et de Brenilis (fioul et gaz), productrices toutes les deux de gaz à effet de serre ? Pourquoi ne pas envisager qu’à plus long terme cette fois, la Bretagne s’engage pleinement dans un processus d’autonomie énergétique. Il faudrait pour cela 9 parcs éoliens similaires au large de nos côtes pour l’assurer. Au vue de la densité des champs éoliens en Mer du Nord, il n’est pas interdit d’en rêver.

Et si, pour l’heure, il paraît difficile de concevoir l’attrait touristique d’un tel lieu, pourquoi ne pas mettre là aussi notre créativité en marche ? Au Danemark, il est possible de visiter les parcs éoliens… A nous de valoriser ce patrimoine industrielle naissant et de développer des activités culturelles, touristiques, environnementales autour de ce site.

Pour apporter également votre contribution au registre numérique d’enquête publique rendez-vous à cette adresse : http://www.registre-numerique.fr/st-brieuc-parc

Partagez...