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Les emplois d’avenir

Le chômage de masse qui frappe prioritairement les jeunes depuis 30 ans est un désastre générationnel qui déshonore la République. Le président de la République et le gouvernement en ont fait une priorité nationale. Sa première concrétisation est la présentation en urgence au Parlement du projet de loi créant les emplois d’avenir. C’est un espoir pour les jeunes et leurs familles qui voient pour la première fois depuis dix ans s’ouvrir la porte du marché du travail.

Une mesure contre la précarité professionnelle des jeunes

Un taux de chômage inacceptable chez les jeunes :

  • 671 200 jeunes demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi, soit 1 jeune sur 4
  • En 2011, sur 2,8 millions jeunes de 16 à 25 ans, on évaluait à 500 000 le nombre de jeunes sans diplôme qui sont sans emploi ou sans formation
  • Parmi ceux qui sont en emploi, la moitié est en en contrat précaire
  • Plus de 120 000 jeunes sortent du système scolaire chaque année sans diplôme

Contre ce désastre générationnel, l’État s’engage dans un effort massif

  • 100 000 emplois d’avenir, seront créés en 2013, chiffre porté à 150 000 en 2014
  • L’État s’engage à hauteur de 2,3 milliards d’euros pour financer ces emplois
  • L’emploi d’avenir sera à temps plein, en CDI ou en CDD de 3 ans (ou 1 an renouvelable jusqu’à 3 ans) avec une rémunération commençant au SMIC

La porte d’accès au travail pour les oubliés du système éducatif

Les emplois d’avenir sont destinés en priorité aux jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés, qui ont des difficultés particulières d’accès à l’emploi. Ils concernent particulièrement les jeunes qui vivent dans les zones urbaines ou rurales les plus marquées par le chômage.

Le dispositif s’adresse également aux jeunes diplômés des zones sensibles qui se heurtent aux difficultés d’insertion professionnelle.

Le maintien durable des jeunes dans l’emploi

Le projet vise à donner la chance au jeune de réussir sa première expérience professionnelle en lui donnant une qualification qui lui permette de se stabiliser dans son emploi d’avenir ou d’acquérir les compétences lui permettant d’évoluer vers un autre emploi.

Un double objectif aura ainsi été atteint : créer un emploi nouveau durable et assurer l’insertion professionnelle d’un jeune non qualifié dans une trajectoire d’ascension sociale

Un cadre juridique simplifié

L’emploi d’avenir concerne le secteur non marchand et couvre les activités d’utilité sociale ayant un fort potentiel de création d’emplois.
Il est élargi aux secteurs susceptibles d’offrir des perspectives de croissance et de recrutement : filières « vertes », secteurs social et médico-social, métiers d’aide aux personnes, etc.
L’employeur qui bénéficie de l’aide de l’État (75 % du SMIC pour chaque emploi d’avenir), doit s’engager sur le contenu du poste et la formation qui l’accompagne.

Un partenariat entre l’État et les territoires

Des « comités stratégiques de pilotage emploi d’avenir », associant les collectivités locales et les principaux acteurs économiques, auront pour mission de décliner le dispositif à l’échelle des territoires pour correspondre à la réalité des employeurs et des jeunes.

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